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Forum IRDP : "Protection de la Constitution"
25 février 2010![]() Le 19 Février l’Institut a organisé au sein du Centre de la Paix, un forum national sur la protection de la constitution. En effet, depuis 2003, la Constitution a subi deux amendements et un troisième projet d’amendement vient d’être déposé auprès du Parlement pour examen. Ce forum avait pour objet d’étudier les modalités d’amendements de la constitution, les motifs avancés et les risques liés à ces modifications.
Pourquoi réviser une constitution ? La révision de la Constitution ne se justifie que par le fait qu’elle n’est plus adaptée au contexte ou aux impératifs de la société dans laquelle elle s’applique. C’est la société qui doit juger que tel article ou tel autre n’est plus adapté et mérite donc un amendement. Procédure de révision de la constitution rwandaise L’initiative de la révision de la Constitution appartient au Président de la République après délibération du Conseil des Ministres et à chaque Chambre du Parlement sur vote à la majorité des deux tiers de ses membres (article 193) Lorsque la révision porte sur le mandat du Président de la République, sur la démocratie pluraliste ou sur la nature du régime constitutionnel notamment la forme républicaine de l’Etat et l’intégrité du territoire national, elle doit être approuvée par référendum après son adoption par chaque Chambre du Parlement. (Art 193) Risques liés à la révision répétitive de la Constitution
C’est pendant la recherche sur "L’arbitraire et la culture de la légalité au Rwanda" que les participants au processus IRDP avaient exprimé leurs inquiétudes quant aux changements d’articles sans consultations préalable de la population surtout en ce qui concerne des articles majeurs tels que : L’Article 154 du projet d’amendement : « Dans l’exercice de leurs fonctions, les responsables de juridictions et les autres juges exercent un mandat ». Cet article confirme l’amendement de 2008 de la Constitution qui remplaçait l’article 142 de la Constitution de 2003 qui stipulait ce qui suit à l’alinéa premier « les juges nommés à titre définitif sont inamovibles, ils ne peuvent être suspendus, mutés, même en avancement, mis à la retraite ou démis de leurs fonctions sauf dans les cas prévus par la loi ». Au regard de ces deux articles, l’on peut souligner un changement majeur du statut du juge. L’article 154 propose un mandat alors que l’article 142 de la Constitution de 2003 prévoyait l’inamovibilité pour les juges nommés à titre définitif. Ce changement affecte sérieusement l’indépendance du juge. En effet, l’inamovibilité constitue un moyen permettant au juge de résister aux pressions inévitables liées à l’exercice de sa fonction. Le forum devait essayer de répondre aux questions suivantes :
Les juristes, membres de la société civile, journalistes, académiciens et autres qui constituaient l’audience, ont fait les observations suivantes (entre autres) :
Recommandations à soumettre aux gouvernants :
Prochaine étape : Un comité a été élu par les membres du forum pour suivre la mise en œuvre des recommandations issues des discussions. Il s’agit d’un professeur de Sciences Politiques à l’ULK, deux membres de la société civile, le Secrétaire exécutif de NDIS (National Decentralization Implementation Secretariat) et le Directeur de RALGA ( Rwandese Association of Local Government Authorities). |
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